Il s’agit de la deuxième leçon de la série consacrée à la Scholomance, que je t’avais présentée ici. Ce tome-ci a été récompensé par le prix Lodestar, ce qui est en soi une chouette nouvelle fort méritée. (Naomi Novik collectionne les prix comme d’autres les pin’s, mais je pense qu’elle en a plus.)
Comme l’essentiel du world-building a été fait dès le premier tome, on plonge beaucoup plus facilement dans celui-ci, sans risquer l’indigestion d’informations nouvelles. Je sais que ce point a dérouté plus d’un lecteur dans Éducation meurtrière (et au moins un traducteur), mais cela ressemble tellement à El et à sa façon si particulière de s’exprimer (qui a dérouté plus d’un lecteur dans Éducation meurtrière (et au moins un traducteur)) que cela contribue au charme de la série. Personnellement, j’aime bien qu’on me jette au milieu de la marmite pour me laisser me débrouiller, et passé l’instant de panique initial durant lequel on ne sait pas trop à quoi se raccrocher, c’est une vraie satisfaction quand on arrive à surnager.
En conséquence, même si le style est toujours aussi complexe à rendre (première personne, nombreux décalages temporels, digressions incessantes, bouillonnement de réflexions d’une jeune femme pleine de questionnements), j’avais déjà rencontré et tranché la plupart des difficultés dans le premier tome, et la traduction de celui-ci a été beaucoup plus fluide (mais pas simple pour autant).

Mais de quoi ça cause ?
Comme il s’agit d’un tome 2, je vais être contraint de te spoiler un peu, je m’en excuse d’avance ! Nous sommes donc de retour à la Scholomance, célèbre école réservée aux magiciens – qui au lieu d’avoir 95%* de risques de se faire croquer dehors, n’en ont plus que 60%* de se faire croquer dedans, ce qui est bien, mais pas top.
On enchaîne véritablement avec le tome précédent, El se retrouve donc élève de terminale, année de tous les dangers (puisque c’est lors de la remise des diplômes que le gros du carnage a lieu, pour ceux qui ont la malchance de survivre si longtemps). Il va donc beaucoup être question d’alliances et de stratégies (pour essayer de se retrouver dans le bon wagon, à savoir celui qui ne se fera pas dévorer avant la sortie). Sauf que ça ne va évidemment pas être une année normale, et que les recettes habituellement applicables seront pour le coup totalement inutiles.
C’est vraiment une série qui me plaît beaucoup, car elle est très différente de tout ce que j’ai pu lire ou traduire jusqu’à présent. Il me tarde d’attaquer le troisième et dernier volet !
* Pourcentages non contractuels.
Naomi Novik, Promotion funeste (The Last Graduate), Pygmalion, 18/01/2023

Un avis sur « Nouveauté 2023 (2) : Promotion Funeste »