82 and counting

Cette semaine, j’ai entamé quelque chose comme ma 82e traduction « longue ». Je dis « quelque chose comme », parce que le calcul n’est pas limpide : le plus simple aurait sans doute été de partir de mes contrats, mais j’ai décidé de ne compter ni les albums, ni les participations, ni les courtes nouvelles, non pas parce que je considère qu’il s’agit là de travaux indignes, mais simplement parce que ce sont souvent des traductions que j’accomplis entre deux et qui ne m’occupent pas à temps plein. Et je mets des guillemets à « longue », parce que cela reste à définir : je suis parti du principe que toute traduction dépassant les 200 000 signes acquerrait ce statut, mais j’ai considéré les anthologies de novellas dépassant ce seuil (les Martin & Dozois) comme un seul ouvrage, alors que les courts romans publiés en volumes indépendants (Les Portes perdues, par exemple) comptent chacun pour un bouquin, même s’ils font partie d’un même ensemble. Enfin, certains livres que j’ai pu traduire ont été scindés en deux par l’éditeur français (jamais a posteriori cependant), mais je ne les ai comptés que comme une entité. Et j’ai compté comme une traduction pleine celles sur lesquelles j’ai collaboré avec d’éminents collègues (Le Prieuré et Idéalis pour les plus récentes).

Ce 82 sort un peu du chapeau parce que j’ai récemment eu besoin de recenser mes travaux pour une bête histoire de Sofia ; je ne suis ni fétichiste du 82 (encore que j’aime plutôt bien le deux, et qu’élevé au cube il frôle le huit…), ni né en 1982, ni originaire du Tarn-et-Garonne. C’est juste un jalon dans une carrière que je n’aurais pas imaginée si prolifique en l’entamant. Je n’ai relu qu’une seule de mes trads une fois le B.à.T. donné, pour la réédition de The Bone Season, 7 ans après sa première publication en français. Il m’a semblé que j’avais progressé (je l’espère), et je n’ose me replonger dans les travaux encore plus anciens (même si j’ai vraiment apprécié certains titres que j’aimerais redécouvrir, notamment les K.J. Parker ; quelle frustration, d’ailleurs, d’avoir rendu le troisième tome, mais de ne l’avoir jamais vu imprimé. Si quelqu’un veut relancer la série, il est prêt !). Je sens que l’expérience m’a rendu plus sûr de moi dans la manière dont j’aborde mes textes, plus serein. Malgré tout, je continue de douter sur chacun de mes choix – c’est sans doute bon signe, la remise en question évitant de se reposer sur ses lauriers. Ça n’empêche probablement pas les coups de moins bien, et des traductions ratées ou largement perfectibles, mais cela doit en limiter le nombre. Je compte sur vous pour me signaler toute cata (avec délicatesse), on n’a jamais fini de progresser.

82 and counting

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