Comme je n’aime pas me renseigner sur ce que je m’apprête à traduire (du moins pas quand je connais déjà l’éditeur et que je sais qu’il connaît mes goûts), je me suis lancé dans ce roman en m’imaginant y trouver à peu près les mêmes ingrédients que dans Dragon Assassin : ce sont deux bouquins pour la jeunesse avec des dragons dedans, je me doutais à peu près du contenu. La bonne surprise, c’est qu’on est ici presque plus dans du post-apo que dans de la fantasy ; je pensais débarquer dans une ville érigée par des dragons, mais on se trouve en fait dans une ville ravagée par eux : New York City, d’où le titre. On retrouve donc les mêmes principes qu’après une invasion de zombies : survival of the fittest (les moins forts/malins/résilients ont de fortes chances d’y rester), reformation d’une communauté serrée pour se protéger (mais rivalité avec des clans ennemis), expéditions dans les décombres pour trouver de quoi survivre… On sent aussi que le covid est passé par là, car il y a quelques évocations de confinement, certaines bouffées de complotisme, etc.
À vrai dire, il y a aussi un deuxième élément qui m’a agréablement surpris, mais je préfère ne pas te révéler lequel car je ne m’y attendais pas du tout. Disons seulement que ça a moins trait au fond qu’à la forme (si tu suis les éditions Saxo sur les réseaux sociaux, tu as peut-être deviné).
Pour l’anecdote
À part la question du temps (c’est un texte à destination d’un public jeune, écrit à la première personne – le narrateur est jeune lui aussi –, et où les retours en arrière vers le monde d’avant sont assez nombreux, au moins au début, le temps de bien situer l’histoire. Autant d’éléments qui ne plaident pas forcément en faveur du passé simple), je n’ai pas rencontré de difficultés particulières sur ce texte, même s’il est vite apparu évident que l’action devait l’emporter sur le style. Contrairement à mes habitudes, j’ai tenté d’opter pour une narration au présent sur les premiers chapitres. N’étant pas complètement sûr de moi, j’ai tout réécrit au passé simple sur un fichier à part, pour soumettre les deux versions à l’éditeur de l’époque, qui a tranché pour la seconde. Avec le recul, ça me semble être une sage décision.
Note du traducteur/de l’éditeur
New Dragon City devrait rester ma première et dernière collaboration en tant que traducteur avec les éditions Saxo. Comme j’adore traduire du middle-grade et du YA (ce sont des lectures dont mes enfants peuvent profiter, ou dont ils pourront profiter bientôt), je suis forcément un peu déçu. Je me console en me disant qu’il ne s’agit pas d’une preuve de défiance de la part de Saxo, mais au contraire d’une marque de confiance, puisque j’en suis désormais le nouvel éditeur (joie et félicité, quel bonheur de replonger !). Comme je ne suis pas capable de prendre le recul nécessaire pour éditer les textes que j’ai moi-même traduits, je vais plutôt faire confiance à de nouveaux (ou anciens) camarades de jeu, auprès desquels je suis sûr d’apprendre beaucoup dans mes deux fonctions (car oui, je vais quand même continuer la traduction pour d’autres éditeurs, en cloisonnant tout à fait les deux activités). Je ne crois pas que ce site changera de nom (et il devrait continuer de traiter essentiellement de traduction), mais, qui sait, peut-être qu’il y aura d’autres intervenants ?

couv française Volodymyr Feshchuk
New Dragon City, Mari Mancusi, Éditions Saxo
Nouvelle saison, nouvelle destinée ! bravo
jacqueline
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Merci Jacqueline ! Oui, nouvelle aventure qui me réjouit et me motive grandement !
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J’avais lu ce livre en anglais et il m’a beaucoup plus, il me tarde de le redécouvrir en français, merci de l’avoir traduit !
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Je vous en prie, j’espère que la VF est à la hauteur de la VO !
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wow!! 92Nouveautés 2024 (1 à 4) : Godkiller, Enclaves dorées, Dragon Assassin, Sans laisser de traces
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