Les 100 premiers – PKJ

Chez PKJ, j’ai retrouvé d’anciennes connaissances de chez J’ai lu et Michel Lafon, ainsi que des littératures, ado et YA, que j’ai toujours aimé éditer et traduire. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui où mon grand lecteur de fils peut commencer à y trouver son compte (même s’il était encore petit au début). Au-delà de ça, certains de ces textes défendent de vraies valeurs sociales ou sociétales et peuvent permettre d’aborder de façon pas trop reloue de vraies problématiques de fond (deuil, confiance en soi, troubles alimentaires, suicide, assassinats à dos de dragon, etc.). Par ailleurs, les textes les plus difficiles sont généralement accompagnés de liens vers des associations spécialisées dans les problématiques traitées, de bons soutiens pour les ados ou jeunes adultes qui se retrouveraient dans ces histoires.

Comment le faire craquer (How To Break a Boy), Laurie Devore (2016)

571 000 signes.

Je n’ai plus énormément de souvenirs de ce roman, mais il me semble qu’on va suivre l’espèce de peste du lycée (c’est mal), à qui il va arriver des bricoles semblables à celles qu’elle fait subir à ses copains d’habitude (c’est un mal pour un bien), ce qui va lui donner des idées de vengeance (c’est mal) et lui faire prendre conscience de certaines choses (c’est un mal pour un bien). J’ai trouvé intéressant cette dichotomie entre l’image qu’on peut vouloir donner de soi et celui ou celle qu’on est réellement, surtout à l’adolescence. Ainsi que la difficulté qu’on peut avoir à s’affranchir de la première quand on se décide enfin à s’assumer. Un vrai roman initiatique.

Drama ! (Theatrical), Maggie Harcourt (2018)

560 000 signes.

L’héroïne de ce roman est la progéniture réservée d’une véritable star des costumes, qui a gagné plusieurs Tony Awards dans sa catégorie. Ça veut dire en gros qu’à part les passionnés de théâtre, pas grand monde ne la connaît, mais qu’elle est incontournable dans le milieu. Sa fille, qui rêve de marcher sur ses pas, ne veut surtout pas réussir grâce à sa mère et cherche à se faire un prénom, quitte à se compliquer l’existence. Elle va quand même parvenir à se faire embaucher comme stagiaire sur une grosse production, sans que Madame le sache.

On retrouve ici la thématique de la recherche de soi, ainsi que celle de la célébrité (éphémère ou durable, voulue ou subie, méritée ou héritée), de la difficulté qu’il peut y avoir à exister vis-à-vis de ses parents quand on cherche à tracer sa propre voie. Accessoirement, on découvre aussi l’envers du décor (pun intended) et la construction d’une pièce de théâtre vue de l’intérieur, avec tous les métiers de l’ombre mis en lumière.

Le jour où tout a basculé (Hope and Other Punchlines), Julie Buxbaum

425 000 signes.

L’héroïne du bouquin a fait la une des journaux à tout juste un an, le 11 septembre 2001, quand le monde entier l’a découverte dans les bras de sa nounou, en train de fuir loin des tours jumelles sur le point de s’effondrer. Pour ma part, j’étais ce jour-là en train d’essayer vainement de vendre des abonnements pour le compte de l’OFUP, mais curieusement le roman n’aborde pas du tout ce pan-là de l’histoire. Une quinzaine d’années plus tard, elle rencontre un garçon dont le père a disparu ce jour-là, mais dont on n’a jamais retrouvé le corps (me semble-t-il), ce qui lui fait évidemment dire qu’il est toujours vivant. Ils vont donc essayer de remonter la piste ensemble en rencontrant d’autres rescapés de ce drame qui les aura profondément marqués l’un et l’autre, même s’ils n’en gardent aucun souvenir. Une façon très intelligente de raconter le 11-Septembre à ceux qui ne l’ont pas vécu.

Fashion Victime (Meat Market), Juno Dawson (2019)

578 000 signes.

L’héroïne (tu m’excuseras, mais je n’ai déjà pas la mémoire des prénoms dans la vraie vie, alors dans les romans…) a un physique tellement particulier qu’elle est un jour repérée par un grand agent de mannequins. Attirée par l’argent facile, elle va d’abord accepter quelques shootings et défilés, jusqu’à devoir choisir entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle (et le lycée accessoirement). On en profite pour dénoncer le côté sombre de la mode : le culte de la maigreur (je ne dis pas que tu es grosse, mais si avec tes 25 kg pour ton mètre quatre-vingts tu pouvais te contenter de ne manger que de la salade, ce ne serait pas plus mal), les jeunes femmes traitées comme de la viande, la dépression, la drogue… Une approche sans concession des injonctions de beauté voulues par certains magazines et créateurs.

  1. Twin Fury – 158 000 signes
  2. Shadow Hunter – 174 000 signes
  3. Dark Wings – 156 000 signes.

Ça fait partie des bouquins qui compliquent mon recensement, car j’ai signé trois contrats (un pour chacun de ces courts romans), mais ils sont finalement parus en un seul tome (d’autres sont à venir). C’est un peu l’équivalent d’une saison de série télé, avec un arc narratif résolu dans chaque épisode, et un autre arc plus vaste qui regroupe la trilogie. Et encore un autre pour l’ensemble de la série ? J’ai vraiment bien aimé (mon grand aussi) ces courts bouquins qui parlent donc de dragons et d’assassins (même s’il n’y a rien de trop descriptif, ce qui en fait une lecture accessible aux préados – ou alors je l’ai complètement traumatisé et il finira aussi insomniaque que son père, ce qui sera drôlement bien fait pour lui). L’héroïne (elle s’appelle Carmen, cette fois je m’en souviens) est une élève assassin très prometteuse, jusqu’au jour où elle perd son œil dans un duel pour s’amuser avec son frère jumeau. À partir de là, son avenir devient beaucoup plus flou (ahah), car elle perd aussi une bonne partie de son champ de vision ainsi que la 3D ; elle doit donc mettre les bouchées doubles pour compenser son handicap. Je ne te le divulgâche pas davantage, sache seulement qu’elle va très vite rencontrer un dragon prisonnier, qui aime le sarcasme et la viande humaine.

Bilan du bilan

J’ai également une autre trad en cours de publication chez PKJ (486 000 signes), ainsi qu’une suite de série traitant de dragons et d’assassins (mais dont je tairai le nom par confidentialité) sur laquelle je suis en train de bosser. Pour l’instant, ce sont donc 6 romans (ou 7 si on compte celui sur lequel je travaille, ou 8 voire 10 si on en compte 3 pour les omnibus), soit plus de 3 millions de signes (and counting) en litté ados ou jeunes adultes. Et si le grand bonhomme n’a pas encore tout lu, je suis content de pouvoir déjà partager avec lui quelques textes (autres que les albums dont je te parlerai plus tard).

Dans les épisodes précédents :

2 commentaires sur « Les 100 premiers – PKJ »

  1. Je me souviens d’avoir lu « Drama », sans en avoir gardé un souvenir impérissable. Par contre, jai souvenir d’avoir bien aimé « et le jour où tout a basculé ».

    Bravo en tout cas pour le nombre de signes au total!!!

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